« Un changement de cap dans la continuité. » C’est en ces termes que le président du CVEC vient de présenter aux joueurs pros la professionnalisation en cours du volley cambrésien. Une nouvelle dimension sur laquelle il a accepté de revenir.
Fabrice Bourgis | Publié le 21/08/2021
Pour cette 18e saison du CVEC chez les pros, Jean-Michel Machut va prendre un peu de recul. – VDNPQR
– Jean-Michel Machut, la SASP (société anonyme sportive professionnelle) vient d’être créée. En quoi était-elle indispensable ?
« On a souhaité se mettre en conformité avec les préconisations du ministère des Sports et de la fédération concernant les clubs pros car elles seront bientôt obligatoires. Celles-ci demandent notamment que les clubs optent pour le statut de société anonyme plutôt qu’association. On est donc entré dans un dispositif local d’accompagnement, lequel a conclu en décembre que la fusion du CVEC et du VBCC n’était pas l’idéal. En fait, trois possibilités s’offraient à nous. La fusion, qui a donc vite été écartée. La création d’un nouveau club mais c’était faire concurrence au VBCC. Et la création d’une société. On a donc pris un avocat, qui a travaillé sur l’entité SASP, laquelle a donc officiellement été créée le 1er juillet. »
« Le moment était venu de changer d’organisation et ça a été beaucoup de boulot. Surtout ces deux dernières saisons, avec la gestion du Covid qui a été très lourde (…) Je suis épuisé. Mais néanmoins satisfait du travail accompli. »
– Comment tout cela se décompose ?
« Alors le CVEC est actionnaire de la SASP à hauteur de 66 % sur un capital social de 37 000 €, soit le minimum. Et le VBCC est actionnaire à hauteur de 33 %, la minorité de blocage. La SASP est dirigée par un conseil d’administration, que je préside pour le moment, et qui comprend quatre autres membres : Jean-Philippe Carrez, Franck Morchoisne, Laurent Debel et Christophe Carlier. Et début septembre, nous allons agrandir le cercle de ce conseil d’administration et Laurent Debel prendra la présidence. Pour ma part, je resterai président du CVEC et membre du CA. »
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En septembre, Laurent Debel (à gauche) deviendra président de la SASP à la place de Jean-Michel Machut.
– Un centre de formation a également vu le jour. Par qui est-il géré ?
« On a profité de la création de la société pour le mettre en place. En fait, une convention entre le CVEC et le VBCC a été signée et elle spécifie que pour que le CVEC puisse évoluer en Ligue A, avec le numéro d’affiliation du VBCC, un centre de formation doit exister. Et celui-ci a obtenu, fin juin, l’agrément ministériel qui nous permet de recruter entre 5 et 8 jeunes. Et c’est le VBCC qui va s’occuper de ce centre, qui n’en demeure pas moins une structure à part entière. »
– En ce qui vous concerne, vous avez donc décidé de prendre un peu de recul, c’est bien cela ?
« Le moment était venu de changer d’organisation et ça a été beaucoup de boulot. Surtout ces deux dernières saisons, avec la gestion du Covid qui a été très lourde. Et puis il y a eu l’accession en Ligue A, la multiplication des visios conférences avec la ligue et les présidents de clubs, la création de la société… Je suis épuisé. Mais néanmoins satisfait du travail accompli. »
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De nouveaux locaux et une boutique
> Parce que sa professionnalisation en cours l’oblige, le CVEC a décidé de passer le cap. À compter du 1er septembre, le club disposera de nouveaux locaux, rue de Nice, à deux pas de l’hôtel de ville. « Nous ne pouvions plus rester au gymnase Pasteur, explique Jean-Michel Machut, président. C’était trop petit, trop exigu. Et inimaginable avec la création du centre de formation. Rue de Nice, où nos nouveaux locaux seront inaugurés le 1er septembre, on pourra y gérer la billetterie, les réunions techniques, recevoir les soirs de matchs… Et les supporters pourront aussi y retrouver une boutique. »
Ivan Perrin, directeur du centre de formation
Cette saison, le centre de formation accueillera 5 joueurs, de 18 à 23 ans, dont Tinaël Pépin et Rémy Lalisse, de retour de Sète. La structure sera dirigée par un fidèle, en l’occurrence Ivan Perrin, et aura pour entraîneur en chef Ludovic Kupiec, ancien coach adjoint de Chaumont. Magalie Derouiche va, quant à elle, endosser le poste de responsable pédagogique en lien avec le lycée Paul-Duez et l’université de Valenciennes.
Article extrait de la VDN du 21/08/2021 – Lien original