Volley (Ligue B): pour la première fois de son histoire, Cambrai annonce clairement son intention de jouer la montée!

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17 février 2020

La Ligue A, Paris, Cannes, Tours… Le public de Vanpoulle en rêve depuis des lustres. Et cette fois, les dirigeants du Cambrai Volley sont enfin prêts à leur offrir. Ne reste plus à l’équipe, actuellement en tête du championnat, qu’à finir le travail.

Fabrice Bourgis | 15/02/2020 dans la VDN

« On est condamné à progresser. » Cette petite phrase, sa petite phrase, ça fait seize ans que Jean-Michel Machut la martèle inlassablement. Seize ans qu’avec les membres de son comité, il se décarcasse. Un combat de tous les instants, qui n’a jamais été un long fleuve tranquille. Mais une ténacité, dont les élus de l’agglomération (CAC) peuvent témoigner, eux qu’il a toujours marqués de très près à la culotte, qui est en train de payer.

En effet, si cette longévité du club en Ligue B, unique, est déjà en soi une sacrée performance, Cambrai rivalisant ou ayant déjà rivalisé avec des villes comme Paris, Rennes, Marseille, Cannes, etc.,

À l’approche des play-off, une compétition à l’issue du championnat régulier qui se caractérise par des matchs à élimination directe, Jean-Michel Machut a enfin levé le voile sur les objectifs de son équipe. « On est actuellement leader du championnat et je vais peut-être paraître prétentieux mais notre objectif est aujourd’hui de tout faire pour aller au bout et de gagner la finale des play-off. » En clair, Cambrai, pour la première fois de son histoire, espère se hisser en Ligue A, le vainqueur des play-off étant le seul à accéder à l’étage supérieur.

« Si on parle d’accession, c’est parce qu’on sait que l’objectif est réalisable (…) Un moment donné, simplement… il faut se lâcher ! Pour nos joueurs, notre public, nos partenaires. »

Avec ses 459 000 € de budget déclaré en début de saison, soit quasiment la moitié de Nancy (880 000 €), 2e du championnat, Cambrai n’est donc pas qu’en train de réaliser un super-parcours sportif. Pour prétendre à la Ligue A, le tarif minimum, « c’est un million d’euros » concède le président avant de préciser : « Mais on peut obtenir une dérogation ». En clair, avec un budget proche de celui de Nancy, ça pourrait passer, la solidité financière historique du club aux « 140 partenaires » offrant une belle caution.

« Ce budget pour la Ligue A, on y travaille dur depuis trois ou quatre ans. » Un investissement qui se matérialise aujourd’hui par l’arrivée du Pasino de Saint-Amand dans ses soutiens. Et qui pourrait déboucher, en cas d’accession, sur l’arrivée de «  deux gros partenaires  ». En somme, c’est donc « la saison ou jamais », conclut Jean-Michel Machut…

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